Prévoyance 2020 : oui à un compromis dans l’intérêt de tous

Prévoyance 2020 : oui à un compromis dans l’intérêt de tous

Dans le système suisse de la prévoyance vieillesse, les prestations de l’AVS (1e pilier) et de la prévoyance professionnelle (2e pilier, LPP) doivent permettre de maintenir de façon appropriée le niveau de vie antérieur à la retraite. Cet objectif est considéré comme atteint lorsque les rentes touchées correspondent à environ 60 % du dernier salaire brut.

Or, l’équilibre de ce système est menacé à la fois par l’évolution démographique, l’augmentation de l’espérance de vie et par la faiblesse des rendements financiers.

Depuis 2014, les comptes AVS enregistrent des déficits. Sans réforme, le déficit pourrait atteindre 7 milliards de francs en 2030. Le 2e pilier se trouve également en difficulté. Actuellement, les jeunes et les actifs assurés financent en effet partiellement les rentes versées aux retraités, et ce à hauteur de 1.3 milliard de francs par an.

Une réforme de ces deux piliers est donc nécessaire. Il s’agit de maintenir le niveau des rentes et d’en assurer le financement à l’horizon 2030.

Pour équilibrer les comptes de l’AVS, celle-ci recevra 0.6 point de TVA supplémentaire et l’âge de la retraite des femmes sera relevé progressivement de 64 à 65 ans. Dans la prévoyance professionnelle obligatoire (qui concerne les revenus annuels de 21’150 CHF à 84’600 CHF), le taux de conversion minimal sera abaissé progressivement de 6.8 % à 6 %, ce qui permettra de réduire de 63 % le financement croisé des jeunes et des actifs vers les rentiers.

L’augmentation de l’âge de la retraite pour les femmes d’une année interpelle. Relevons que le moment du départ à la retraite pourra être choisi librement entre 62 et 70 ans. Et cette année supplémentaire de cotisations au 2e pilier améliorera tout de même leur rente vieillesse.

Des mesures positives

Pour maintenir globalement le niveau des rentes, diverses mesures compensatoires sont prévues aussi bien dans l’AVS que dans le 2e pilier obligatoire. Ces différentes mesures profiteront particulièrement aux personnes qui travaillent à temps partiel (58 % des femmes), aux personnes ayant de bas revenus et à celles travaillant chez plusieurs employeurs.

Dans l’AVS, un supplément de 70 CHF/mois pour une rente entière sera ajouté aux nouvelles rentes AVS. De plus, le plafond de la rente AVS pour les couples mariés (150 % de la rente AVS maximale) sera porté à 155 % de la rente AVS maximale, soit un supplément de 226 CHF/mois. Ces deux mesures seront financées par une augmentation de 0.3% du taux de cotisation à l’AVS à partir de 2021. C’est important pour les 500 000 femmes actives (près d’une femme sur quatre) qui ne sont pas assurées dans le 2e pilier. Par ailleurs, près de la moitié des femmes pourront continuer de prendre une retraite (anticipée) à 64 ans, sans subir de baisse de rente AVS par rapport à celle qu’elles perçoivent aujourd’hui.

Dans le 2e pilier, une part plus importante du salaire sera assurée, ce qui améliorera la prévoyance professionnelle des salaires compris entre 21’150 CHF et 52’875 CHF (55 % des femmes et 70 % des personnes travaillant à temps partiel ayant un salaire annuel inférieur à 55’000 CHF).

Une réforme équilibrée

Tout bien pesé, cette réforme complexe est le résultat d’un compromis équilibré et solidaire. Le principe du compromis, c’est aussi accepter des mesures qui déplaisent.

Certes, comme toute réforme, elle a un coût, mais il faut avoir à l’esprit qu’elle permet globalement d’améliorer les rentes des femmes, des familles à faible revenu et des personnes qui travaillent à temps partiel. Elle permettra également aux jeunes de remédier en grande partie au transfert d’une partie de leurs avoirs dans le 2e pilier pour financer les rentes des retraités.

Les principaux opposants sont favorables à une majorité des propositions faites dans le cadre de ce compromis, mais ne veulent pas de mesures compensatoires dans le 1e pilier. Et pour faire valoir leurs arguments, ils n’hésitent pas à tenter de monter les générations les unes contre les autres !

Si cette réforme échoue devant la majorité du peuple et des cantons, il faudra remettre l’ouvrage sur le métier. Les difficultés rencontrées lors de cette législature pour aboutir à un compromis incitent cependant à penser qu’il faudra de nombreuses années pour éventuellement s’entendre sur une nouvelle réforme, puis pour en convaincre la population suisse. Et pendant tout ce temps, les nuages continueront à s’accumuler sur les finances et mettront sous pression les prestations de notre système de la prévoyance vieillesse.

C’est pourquoi nous vous invitons à soutenir les deux textes concernant la Prévoyance 2020 le 24 septembre prochain.

Nous vous invitons également à voter oui à l’arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire.

Pierre-Alain Fridez, conseiller national (PS)

Jean-Paul Gschwind, conseiller national (PDC)

Claude Hêche, conseiller aux États (PS)

Anne Seydoux-Christe, conseillère aux États (PDC)

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Jeu cynique envers les bénéficiaires de prestations complémentaires

Jeu cynique envers les bénéficiaires de prestations complémentaires

Des rentes AVS plus élevées, une meilleure prise en compte des bas revenus dans la prévoyance professionnelle, plus de flexibilité pour prendra sa retraite : Prévoyance vieillesse 2020 est un grand pas en avant pour les bas revenus. Le PLR et l’UDC sont d’autant plus hypocrites et cyniques lorsqu’ils prétendent se soucier des bénéficiaires de prestations complémentaires (PC), alors que, dans la réforme des PC, ils s’engagent précisément pour des baisses. D’ailleurs, ce sont justement eux qui combattent Prévoyance vieillesse 2020 et, donc, l’augmentation des rentes qui permettrait pourtant à des milliers de personnes de ne plus devoir recourir aux PC.

Les syndicats et les partis de gauche s’engagent pour des rentes qui permettent de vivre dignement une fois à la retraite. La Constitution l’exige. « Prévoyance vieillesse 2020 augmente les rentes AVS de 840 francs par année et permet une bien meilleure prise en compte du temps partiel et des bas revenus dans le 2e pilier. La réforme libère des milliers de personnes de leur dépendance à l’égard des prestations complémentaires, et est de fait un grand progrès social. », déclare la conseillère aux États (GE) Liliane Maury Pasquier.

Les employeurs, economiesuisse, le PLR et l’UDC jouent ici à un jeu cynique. D’abord, ils combattent l’augmentation des rentes AVS, ce qui amène toujours plus de retraité-e-s à recourir aux PC. Ensuite, dans le cadre de la réforme des PC, ils se battent pour une baisse de ces dernières. Et maintenant, pendant la phase finale de la campagne, ils jouent les défenseurs des bénéficiaires de PC. Et, ils occultent consciemment le fait qu’aucun bénéficiaire actuel de PC ne verra sa situation se dégrader, puisque la réforme ne touchera que les nouveaux retraité-e-s.

Prétendre qu’un-e bénéficiaire de PC ayant un revenu de 30 000 francs devrait payer chaque année 144 francs de plus de TVA, c’est même une « fake news ». De fait, un rapide calcul montre que cette personne ne subirait cette dépense supplémentaire que si elle achetait pour 48 000 francs, pour un revenu annuel de 30 000 francs…Cela montre deux choses : le PLR et l’UDC n’ont aucune idée de la réalité vécue par les gens qui ont peu d’argent. Et ils ne craignent pas de manipuler les chiffres pour tromper les gens.

Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, responsable du dossier de la prévoyance vieillesse

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Insignifiant ou énorme ? Une question de revenu !

Insignifiant ou énorme ? Une question de revenu !

Les opposants à la réforme des retraites se contredisent grotesquement dans le débat public. D’un côté, ils se moquent du supplément AVS de 70 francs en le qualifiant de « su-sucre ». De l’autre côté, ils trouvent ce supplément tellement grave et dramatique qu’ils sont prêts à faire capoter la réforme pour cela. Alors qu’ils ne contestent pas que la réforme apporte un financement additionnel important du système des retraites.

Quand on y regarde de plus près, cela s’explique rapidement : ce qui est insignifiant pour les uns est énorme pour les autres. Si quelqu’un gagne 500 000 francs par an, l’augmentation de rente est pour lui ridicule. Mais quand on gagne 500 000, on paie aussi 750 francs de cotisations AVS en plus par an.

Tous les bas et moyens revenus vivent la situation inverse. Quelqu’un qui gagne 4000 francs par mois ne paie que 6 francs de cotisations en plus, donc 72 francs par an. L’augmentation de rentes s’élève par contre à 840 francs par an (12 X 70 francs), peu importe le niveau de son revenu. Et pour les couples de retraités, c’est encore mieux. Pour la plupart, les rentes de couple augmentent de 2 700 francs par an.

L’AVS est l’assurance sociale la plus performante de Suisse. Et la plus socialement équitable. Et c’est bien ce qui dérange les opposants de droite.

Paul Rechsteiner, conseiller aux États et président de l’USS

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L’AVS n’est pas un produit financier

L’AVS n’est pas un produit financier

Samedi dernier, au marché de Lausanne, je distribuais des informations sur la réforme des retraites. Je discute avec un passant, qui me dit, à peu près en ces termes : «Je voterai contre ce projet. Je pense que chacun doit travailler le plus possible, faire fructifier ses rémunérations, tricoter son bas de laine pour ses vieux jours. Chacun est responsable de sa vie, de son travail, de sa retraite. Je ne crois pas à un système de solidarité.»

Cet homme-là, en effet, ne votera pas le projet de Prévoyance 2020, le 24 septembre prochain. Le modèle qu’il prône consiste à faire reposer les retraites uniquement sur l’épargne privée et par conséquent à les financiariser. Ce modèle existe déjà, aujourd’hui. Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, des fonds de pension se délestent auprès d’assureurs ou de réassureurs de la gestion des capitaux de prévoyance. Ces derniers endossent la responsabilité du paiement des retraites. Et pour maximiser leurs profits, ces assureurs, avec l’aide d’un indice, Life and Longevity Markets Association, rémunèrent en fonction des indications sur les taux de mortalité et de durée de vie pour les plus grands marchés de retraités des pays industrialisés. La retraite est un marché, l’espérance de vie un risque financier.

La réforme présentée à la population parie au contraire sur un produit non boursier: la solidarité. Et sur le fait que cette solidarité, adossée à un pilier individuel, doit être pérenne. Qu’elle survit aux conflits de générations, aux différences de revenus, de genres, de longévité. Aux années, aux crises financières, aux idéologies politiques. Depuis 1948, la Suisse a décidé que la vieillesse n’était pas un risque mais une étape de vie qui méritait respect et dignité et qu’il fallait par conséquent sécuriser et protéger.

Et depuis presque septante ans, l’AVS, au gré des réformes, offre à toutes et tous la garantie de pouvoir bénéficier d’un revenu pour ses vieux jours. Dans un pays comme le nôtre, libéral, fédéraliste, multilingue, aux cultures et identités multiples, l’AVS est presque un miracle, un rempart contre le repli du chacun pour soi, du région pour région, contre les clientélismes. Cela explique aussi qu’on la surveille comme le lait sur le feu et qu’on s’engage à la réformer quand elle est menacée.

Lors de cette campagne, on s’invective à coups d’exemples, on ose des métaphores douteuses, on met les gens les uns contre les autres, les riches contre les pauvres, les femmes contre les hommes, les vieux contre les jeunes, les 45-60 ans contre les 35-40 ans, les étrangers vivant en Suisse et les Suisses vivant à l’étranger, ceux qui se vantent de n’avoir pas besoin de 70 francs de plus par mois, à celles qui n’en ont que trop besoin.

Tout le contraire de l’esprit qui a présidé à la création de l’AVS ! Dimanche 24 septembre prochain, nous saurons si cet esprit est toujours aussi vivant.

Géraldine Savary, conseillère aux États

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Une réforme qui mérite un OUI convaincu des femmes

Une réforme qui mérite un OUI convaincu des femmes

Au cours des dernières semaines, la discussion autour de la votation sur Prévoyance vieillesse 2020 a vu être sans cesse ressassés les mêmes exemples négatifs. Souvent, il en va d’affirmations générales ou de cas isolés. Lors d’une réflexion approfondie, le paquet dans son ensemble s’avère être une bonne solution pour garantir la prévoyance vieillesse, grâce auquel un niveau de vie équitable à la retraite sera assuré, pour toutes et tous.

Naturellement, pour moi aussi, certains points ont un effet négatif. Par exemple, l’élévation de l’âge de référence de la retraite des femmes à 65 ans. J’ai d’abord eu la même réaction que de nombreuses autres femmes et organisations de femmes : il est inenvisageable que les femmes paient la facture et travaillent une année de plus pour que l’AVS continue d’être financée.

Aujourd’hui toutefois, nous avons devant nous une réforme de la prévoyance vieillesse qui mérite notre soutien et à laquelle les femmes peuvent dire un OUI convaincu. Les femmes sont globalement plus concernées par le travail à temps partiel, dans tous les cas dans plus de professions. Actuellement, elles ne peuvent se constituer qu’un faible avoir, voire aucun, dans les caisses de pension. En moyenne, les rentes des caisses de pension sont de 60 % inférieures pour les femmes que pour les hommes.

Avec la réforme, les femmes devront effectivement travailler un an de plus (sous réserve d’un départ à la retraite flexible). La réforme, grâce à la baisse de la déduction de coordination dans le 2e pilier, leur permet enfin de pouvoir se constituer un avoir dans leur caisse de pension.

Avec une rente du second pilier et un supplément des rentes AVS de 70 francs par mois, les femmes seront à l’avenir mieux assurée dans la prévoyance qu’actuellement. C’est pourquoi je voterai 2x OUI de manière convaincue le 24 septembre.

Ursula Schneider Schüttel, conseillère nationale

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Réforme des retraites : un juste compromis

Réforme des retraites : un juste compromis

La prévoyance vieillesse est l’institution sociale la plus importante de Suisse. Sa stabilité financière est aujourd’hui menacée en raison de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations à forte natalité, de l’augmentation de l’espérance de vie et du niveau extrêmement bas des taux d’intérêt sur les placements.

Les débats au parlement étaient complexes et le projet que nous avons voté en mars à Berne a été arraché à la droite dans un contexte peu favorable. Le projet de réforme a été adopté de justesse. Rien n’est joué. Les modifications prévues sont le fruit de subtiles pesées d’intérêts: retraite à 65 ans pour tous, baisse de la rente du deuxième pilier, bonus pour l’AVS, hausse des cotisations et augmentation de la TVA. Ce fragile mikado a failli échouer au parlement. Il est combattu par un référendum lancé par les syndicats lémaniques.

Des sacrifices nécessaires

Oui, il s’agit d’un compromis, jusque dans les détails. Pour la première fois, des mesures sont prévues simultanément et de manière globale dans les premier et deuxième piliers. Le but est d’assurer la stabilité financière du système de prévoyance vieillesse tout en maintenant le niveau des rentes. La réforme est composée de deux projets: la modification de la loi et l’arrêté fédéral sur le financement additionnel de l’AVS par le biais de la taxe sur la valeur ajoutée. L’arrêté fédéral et la loi sont étroitement liés: tant l’arrêté que la loi ne peuvent entrer en vigueur que si l’autre objet est aussi accepté. La double majorité du peuple et des cantons est nécessaire pour un oui.

On ne peut pas cacher que la réforme passe par des sacrifices. On pense notamment à l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. Et l’égalité salariale n’est de loin pas concrétisée. Parmi les vrais avantages de cette réforme, les nouvelles rentes seront augmentées pour la première fois depuis des décennies. Soulignons par ailleurs la stabilité du financement de nos assurances sociales pour l’avenir. Car notre société continue à vieillir. Il n’y a pas de plan B et nous ne pouvons pas nous permettre de renvoyer à plus tard l’ensemble du projet ou, pire, de l’enterrer. Nous devons résoudre les problèmes maintenant, parce qu’il est encore possible de prévoir des périodes de transition supportables sur le plan social. Si la Prévoyance vieillesse 2020 est un échec, il faudra un jour ou l’autre réviser au forceps la politique sociale. Cela pourrait déboucher sur des réductions douloureuses de prestations.

Solidarité en jeu

La prévoyance vieillesse est au cœur de notre système de protection sociale. Les revenus de substitution qu’elle garantit sont un élément essentiel de solidarité: entre les personnes actives et les rentiers et rentières d’une part, entre les employeurs et les employé-e-s d’autre part. Soutenons le projet afin d’assurer la protection financière des générations à venir.

Manuel Tornare, conseiller national

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Consolidons notre prévoyance vieillesse

Consolidons notre prévoyance vieillesse

Les opposants prétendent qu’en tant que jeune femme, j’aurais toutes les raisons de refuser la réforme Prévoyance vieillesse 2020. Pourtant je vais la plébisciter, pour le bien de notre AVS et pour repousser le spectre de la hausse de l’âge de la retraite.

Au niveau parlementaire, cette réforme est partie d’un accord entre le PS et le PDC, sans le soutien de l’UDC et du PLR. Car ce que veulent au fond ces deux derniers partis, ardents défenseurs de ce qu’ils appellent « l’économie » mais qui se confond parfois avec leurs propres intérêts, c’est la retraite à 67 ans. En secret bien sûr, ils souhaitent abaisser les rentes. La droite dénonce une réforme qui se ferait sur le dos des jeunes. Mais les propositions qu’elle a faites au parlement leur coûterait encore davantage, soit un doublement des cotisations LPP.

C’est vrai, Prévoyance 2020 force à avaler des couleuvres, dont la hausse à 65 ans de la retraite des femmes et la baisse du taux de conversion du 2ème pilier. Mais elle est le fruit d’un consensus, qui apporte tout de même d’importantes améliorations. Premier renforcement général de l’AVS depuis plus de 40 ans, la hausse moyenne de 70 francs sur la rente mensuelle profitera en particulier aux femmes, dont l’AVS est la principale source de revenu une fois à la retraite. Un nouveau calcul du salaire assuré dans le 2ème pilier améliorera aussi leur situation, ainsi que celles des personnes à bas revenus. En cas d’anticipation de la retraite dès 62 ans, la plupart des rentes AVS seront nettement moins réduites qu’aujourd’hui.

Pour que l’AVS repose sur des finances saines à long terme, je voterai 2X OUI le 24 septembre.

Valérie Piller Carrard, conseillère nationale

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Une AVS plus flexible et toujours solidaire

Une AVS plus flexible et toujours solidaire

S’il est un thème peu évoqué jusqu’ici dans la campagne sur la prévoyance vieillesse, c’est celui de la retraite à la carte. Il y a 46 ans de cela, à peine élue au Conseil national, j’avais déposé un postulat demandant l’introduction de la flexibilité de l’âge de la retraite. Je pensais à mon père, en pleine forme à l’âge de 65 ans, qui avait reçu un coup de vieux en même temps que sa première AVS.

Je pensais aussi aux femmes et aux hommes, épuisés par une pénible vie de labeur, qui ne pouvaient s’offrir le luxe d’une retraite prématurée. Les années passant, je considérais ma proposition, appuyée à l’époque par le conseiller fédéral Hans-Peter Tschudi, comme enterrée.

Or le projet Prévoyance vieillesse 2020 fait un grand pas dans le sens que je souhaitais : départ anticipé à la retraite sans une trop grande diminution de la rente et possibilité de diminuer progressivement son temps de travail. Il faudra aller plus loin à mon sens, mais c’est un bon début.

Même si la réforme ne répond pas à toutes mes attentes, je me réjouis également qu’elle renforce le premier pilier de notre assurance vieillesse, le seul pilier basé sur la solidarité. C’est pourquoi je voterai OUI le 24 septembre

Gabrielle Nanchen, a. conseillère nationale

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Oui à une réforme équilibrée

Oui à une réforme équilibrée

La réforme des retraites sur laquelle nous voterons le 24 septembre représente indéniablement une chance à ne pas manquer. Après 20 ans de blocage, nous avons enfin une réforme équilibrée qui non seulement pérennise notre système de retraites mais qui en plus maintient globalement le niveau des rentes. Rarement une réforme aura été aussi favorable aux revenus relativement modestes et aux familles : l’augmentation des rentes AVS de 840 francs par an et allant jusqu’à 2700 francs par an pour les couples est en effet loin d’être négligeable. J’aimerais revenir sur quelques autres points qui me semblent essentiels dans ce projet et me poussent à le soutenir.

Il est évident qu’on ne peut faire l’impasse du relèvement de l’âge de la retraite. Mais en fin de compte, les femmes tirent aussi leur épingle du jeu. Tout d’abord, rien ne change pour toutes les femmes qui gagnent moins de 40 000 francs par an : grâce au supplément AVS et aux améliorations dans les retraites anticipées, elles peuvent continuer à partir à la retraite à 64 ans sans rien perdre par rapport à aujourd’hui. Première compensation. Ensuite, les femmes qui travaillent à temps partiel, actuellement discriminées dans le 2e pilier, seront mieux couvertes et pourront se constituer de meilleures retraites. Une femme de 39 ans élevant seule son enfant et gagnant 35 000 francs par an verra par exemple sa retraite augmenter de 300 francs par mois, supplément AVS et augmentation de rente LPP cumulés. Deuxième compensation qui de plus va dans le sens de l’égalité. C’est d’ailleurs ce qui a convaincu beaucoup d’organisations féminines, dont les Femmes du PS. Car un Non à la réforme ne fera pas avancer d’un millimètre l’égalité salariale. Et enfin, toutes les femmes qui n’ont pas du tout de 2e pilier auront un bénéfice net avec les 70 francs ou l’augmentation pour les rentes de couple. Troisième compensation.

J’aimerais encore revenir sur une amélioration dont on ne parle pas suffisamment mais qui représente une avancée importante dans une région comme la nôtre pour les travailleurs âgés. Actuellement, s’ils perdent leur emploi, ils sont exclus de leur caisse de pension. Et s’ils ne retrouvent plus d’emploi et arrivent en fin de droit au chômage, l’aide sociale va les obliger à retirer leur capital du 2e pilier pour subvenir à leurs besoins, selon le principe de subsidiarité. Quand ils peuvent prendre leur retraite, leur capital a fondu et ils doivent demander des prestations complémentaires. Prévoyance vieillesse 2020 (PV2020) met fin à cette situation indigne : les chômeurs âgés restent affiliés à leur dernière caisse de pension, à partir de 58 ans, et peuvent bénéficier de l’entier de leurs rentes une fois à la retraite. D’ailleurs, n’oublions pas que le coût des prestations complémentaires est aussi pris en charge par les communes et que ces contributions explosent. Cela n’ira pas en s’améliorant et prie encore sans cette réforme. Ainsi grâce à PV2020 on tentera de ne pas mettre encore plus à contribution les communes, question de responsabilité.

Je suis aussi persuadé que l’occasion de consolider notre système de retraite à un tarif aussi modeste ne se représentera pas de si tôt. Car on ne peut nier l’arrivée massive à la retraite de la génération des baby-boomers. Ajouté aux taux d’intérêt bas dans le 2e pilier, l’équation est claire : il faut stabiliser financièrement le système. L’AVS a donc absolument besoin du milliard de TVA actuellement attribué à l’AI. Il serait stupide de perdre une telle somme qui de surcroît ne nous coûtera pas un centime de plus. Quant à la hausse de la TVA de 0,3% à partir de 2021, c’est le modeste prix à payer pour éviter que tout le monde ne doivent travailler au-delà de 65 ans et pour que les prestations actuelles ne soient pas réduites. Car il est toujours dangereux de laisser couler une assurance sociale dans les chiffres rouges : les coupes drastiques dans les prestations ont plus de chance de passer.

Or, on connaît l’alternative de la droite, toujours majoritaire dans ce pays. Leur fameux plan « B » se résume à augmenter pour tous(!) l’âge de la retraite à 67 ans et à baisser le taux de conversion dans le 2e pilier, mais sans compensation sociale. Leur solution miracle ? Compenser la baisse du taux de conversion en cotisant à partir du premier centime gagné ! Une solution qui coûterait extrêmement cher aux petits revenus et aux personnes qui travaillent à temps partiel, ainsi qu’aux entreprises d’ailleurs.

Par contre, la solution que propose Prévoyance vieillesse 2020, en augmentant les rentes AVS est sociale et bénéficient particulièrement aux petits revenus et aux femmes qui retirent plus de rentes qu’elles ne cotisent. C’est donc dans un souci d’équilibre, d’avenir et de prise de responsabilité envers nos futurs retraités, les communes et l’économie qu’il est pertinent d’accepter cette réforme qui tient résolument compte de la réalité sociale et professionnelle dans laquelle nous évoluons actuellement.

Julien Loichat, conseiller municipal en charge de la Sécurité, dont la Sécurité sociale et les Séniors, Porrentruy

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Une affaire de cœur

Une affaire de cœur

Bonjour,

Ces derniers temps, je bats beaucoup le pavé. Je participe à des discussions publiques et donne des interviews. Dernièrement, j’ai pris part à un événement du PS60+ avec Alain Berset.

Je le fais, car la réforme des retraites est pour moi une affaire de cœur. Il en va de notre œuvre sociale la plus importante, l’AVS. L’AVS est un élément fort et, surtout, solidaire de la Suisse – car elle réduit les écarts entre riches et pauvres, entre jeunes et personnes âgées. L’AVS fonctionne selon un principe que le PS défend depuis toujours : « de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins. »

Pour l’AVS, cette réforme est importante. Avec elle, ses finances restent en équilibre et les charges seront réparties sur toutes les épaules. Par la même occasion, la chance unique nous est offert de renforcer enfin l’AVS par rapport à la prévoyance professionnelle : les péjorations dans les caisses de pension seront ainsi compensées, et le niveau des rentes sera globalement maintenu.

Les retraité-e-s actuel-le-s ne bénéficieront pas de supplément d’AVS, et je suis souvent interpelée à ce sujet. C’est exact, et il y a une raison simple à cela : ils ne sont non plus pas touchés par les baisses prévues dans le 2e pilier. Cela ne signifie pas pour autant que la votation ne les concerne pas – au contraire : il est de leur intérêt que l’AVS reste financièrement saine, que les rentes continuent à être versées, et qu’elles ne soient plus seulement adaptées au coût de la vie, mais également à l’évolution salariale.

Il faut diffuser cette information ! Malheureusement, je ne peux pas discuter personnellement avec tout le monde. Si nous parvenons à récolter 50’000 francs au cours de la prochaine semaine, nous pourrons envoyer des lettres à travers toute la Suisse.

Aidez-moi! Rendez possible l’envoi de lettres avec un don.

Nous devons gagner pour l’AVS et pour les personnes qui en ont le plus besoin. Ensemble, nous y arriverons !

Sincères salutations

Ruth Dreifuss, ancienne conseillère fédérale

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